le-cartel.com

 
 
Usages domestiques du gaz
  • Production de gaz
  • Rubriques utiles
  • Dernières actualités

Tout sur le gaz

Un geste, et le brûleur s'allume. Cela paraît simple. Pourtant, avant cet instant, le gaz naturel a été détecté, analysé, extrait, traité et transporté. De forages en gazoducs, de méthaniers en réservoirs souterrains, c'est au terme de ce parcours qu'il parvient aux usagers.

Les différentes sortes de gaz

Le gaz naturel représente la très grande majorité des gaz consommés en France.

Certains gaz sont disponibles dans la nature : l'air, les gaz volcaniques, le gaz des mines ou grisou.

D'autres sont fabriqués à partir de matières premières diverses : les gaz de pétrole liquéfiés, propane et butane, le biogaz issu de la méthanisation, les gaz manufacturés autrefois appelés gaz de ville, le gaz de cokerie, les gaz de hauts fourneaux et les gaz de raffinerie.

Le gazogène, enfin, permet de produire un gaz combustible à partir de combustibles solides comme le charbon ou le bois, procédé ancien, redevenu objet d'étude pour la valorisation de la biomasse.

De l'extraction à l'usager

L'exploration repose sur la sismique et sur des forages d'évaluation.

Le gaz extrait est traité pour en retirer l'eau, le dioxyde de carbone, le soufre et les hydrocarbures lourds.

Il est ensuite transporté par gazoducs à haute pression, ou liquéfié à moins cent soixante degrés et transporté par méthaniers, ce qui divise son volume par plus de six cents.

Des stockages souterrains, nappes aquifères, cavités salines, gisements déplétés, permettent d'absorber l'écart entre une production régulière et une consommation très saisonnière.

Le réseau de distribution abaisse enfin la pression jusqu'aux compteurs.

L'odeur caractéristique du gaz n'est pas naturelle : un odorisant est ajouté au réseau, précisément pour rendre les fuites détectables.

Les usages

Les gaz servent de combustible pour le chauffage et la cuisson, de carburant pour certains véhicules, et de matière première dans l'industrie, production d'engrais azotés, de méthanol, d'hydrogène.

Leur impact environnemental est sensiblement meilleur que celui des autres énergies fossiles : la combustion du gaz naturel émet moins de dioxyde de carbone que le fioul et le charbon à énergie produite, et pratiquement pas de particules ni de dioxyde de soufre.

Cet avantage relatif comporte une réserve importante : le méthane est lui-même un puissant gaz à effet de serre, et les fuites tout au long de la chaîne (extraction, transport, distribution) réduisent le bénéfice. Leur réduction est devenue un objectif réglementaire international.

Les gaz industriels et cryogéniques

Une autre famille, moins visible et tout aussi présente.

L'oxygène, l'azote et l'argon, séparés de l'air par distillation cryogénique, alimentent la sidérurgie, la chimie, la soudure et l'électronique.

Le froid : l'azote liquide et la neige carbonique servent à la surgélation et au transport sous température dirigée.

L'alimentaire : les gaz de conditionnement sous atmosphère protectrice prolongent la conservation sans conservateur chimique.

Et le médical : l'oxygène à usage médical, les mélanges anesthésiques et les gaz de laboratoire, dont la production et la distribution relèvent d'un régime réglementaire strict.

Les innovations

Le secteur évolue sur plusieurs fronts.

Le biométhane, produit par méthanisation et injecté dans le réseau existant, chimiquement identique au gaz naturel mais renouvelable.

L'hydrogène, produit par électrolyse et envisagé pour l'industrie lourde et certains transports, avec la question ouverte de son transport dans les réseaux existants.

Et la pyrogazéification, qui produit un gaz de synthèse à partir de déchets et de biomasse non méthanisable.

La sécurité

Une odeur de gaz impose une conduite précise : ne toucher à aucun interrupteur ni appareil électrique, ne pas provoquer d'étincelle, ouvrir les fenêtres, fermer le robinet d'arrêt s'il est accessible sans risque, sortir, et appeler depuis l'extérieur le numéro d'urgence sécurité gaz ou les secours.

L'entretien annuel des appareils à gaz est obligatoire, ainsi que le ramonage des conduits.

Un détecteur de monoxyde de carbone est vivement recommandé dans tout logement équipé d'un appareil à combustion : ce gaz est inodore, et l'intoxication se manifeste par des maux de tête, des nausées et une fatigue anormale touchant plusieurs occupants en même temps.

À voir aussi

 

copyright 2011 - Le-Cartel.fr -